Voiture de collection : est-ce un placement rentable ?

7 sept. 2020
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Investir dans un véhicule de Collection

Voiture de collection : est-ce un placement rentable ?

Investir dans une voiture de collection : une opération rentable ?

Marre des placements traditionnels qui ne rapportent plus ? Pour diversifier leur épargne, certains investissent dans l’or, l’immobilier ou dans le vin, mais avez-vous pensé aux voitures de collection ?

Investir dans une automobile ancienne n’est pas qu’une histoire de passion, réservée aux amoureux de belles carrosseries. En effet, de plus en plus de particuliers observent que le marché des voitures de collection présente aussi des arguments et un potentiel de plus-value non-négligeable. Cependant, comme tout investissement, une bonne connaissance du marché automobile ancien est recommandée afin d’espérer rentabiliser son achat.

Alors, qu’en est-il vraiment ? Est-ce une bonne idée d’investir sur ce placement atypique ? Et comment réussir dans cette aventure ?

 

Au fait, qu’est-ce qu’une voiture de collection exactement ?

Généralement, on qualifie « d’automobile de collection » les véhicules de plus de 30 ans dont la production a cessé ou ceux ayant participés à un événement historique ou sportif notable. Dans tous les cas, ils doivent être restés le plus proche possible de leur état d’origine. Mais attention, toutes les autos anciennes ne sont pas des voitures de collection… beaucoup de paramètres entrent en compte comme la rareté, la popularité du modèle, le faible kilométrage ou tout simplement la forte demande des acheteurs.

Plusieurs catégories se partagent la vedette : on distingue, par exemple, les « ancêtres », appelés aussi « vintage » (véhicules datant d’avant 1920), les voitures « d’avant-guerre » soit avant 1950, les « youngtimers », ces voitures plus récentes dont la production s’est arrêtée depuis au minimum 15 ans qui ont fait le bonheur des automobilistes dans les années 80 ou 90.

 

L’évolution du marché des voitures de collection

En 2017, une étude de Knight Frank Luxury Investment, montrait que le marché des véhicules de collection avait progressé de +362 % en 10 ans, devançant les autres secteurs d'investissement de luxe. Les ventes ont notamment progressé grâce à l’internationalisation du marché : les investisseurs Russes, Chinois et du Moyen-Orient sont de plus en plus nombreux dans les salles de ventes. Enfin, l’accès en ligne aux ventes aux enchères favorise également le développement du marché.

Depuis 2018, la hausse des prix est plus calme, un signe de maturité après des années de flambée selon les spécialistes, qui montre aussi une certaine robustesse de ce marché qui continue de progresser malgré les crises et n’a pas cédé à une bulle spéculative.

Du côté des prix, on constate depuis 2017, un ralentissement sur les automobiles les plus chères (au-delà de 100 000 €), alors que les ventes des voitures les plus abordables du marché (entre 6 000 € et 17 000 €) sont en plein essor. Cette mode a eu pour effet une hausse des prix sur des modèles dont le nombre est limité comme la Citroën 2CV ou même la Peugeot 205 GTI.

Enfin, l’un des grands changements de ces dernières années est l’arrivée massive d’acheteurs trentenaires. Ces passionnés délaissent de plus en plus les voitures sportives récentes et se tournent vers des modèles dont ils rêvaient quand ils étaient plus jeunes, pour lesquels il y a un lien affectif et, point important, qu’ils peuvent se permettre d’acheter, tout en ayant un véhicule « cool ».

 

Pourquoi investir dans une voiture de collection ?

Placer une partie de votre épargne dans les voitures de collection peut s’avérer être un placement intéressant, car la tendance des prix est à la hausse. Il est cependant préférable d’avoir quelques connaissances dans ce secteur ou de se faire accompagner pour limiter la prise de risque.

Les véhicules anciens sont considérés comme une valeur refuge en termes de placements. En effet, la plus-value pourra éventuellement être décevante, mais vous avez peu de risques de perdre une part importante du capital investi.

Enfin, les placements traditionnels, tels que les fonds en Euros de l’assurance-vie, la bourse ou les livrets d’épargne n’offrent plus des rémunérations très attractives. L’automobile de collection, en tant que placement atypique, permet de diversifier ses investissements et d’espérer un gain à long terme.

 

Dans quelles voitures de collection investir et pour quel budget ?

Les voitures de collection constituent rarement (et ne doivent pas être) le cœur d’un portefeuille d’investissements, car il s’agit avant tout d’un placement « plaisir » qui nécessite une bonne connaissance du milieu et un intérêt pour l’automobile. Sans oublier qu’il ne faut pas négliger les coûts indirects : entretien, stockage et assurance. Sur ce dernier point, il existe des assurances spécifiques aux voitures de collection, qui doivent être assurées même si elles ne roulent pas. 

A l’achat, privilégiez d’abord les véhicules dont l’entretien a été scrupuleusement effectué (pour éviter les mauvaises surprises), et dont les pièces sont majoritairement d’origine. Si vous souhaitez optimiser vos chances de réaliser une plus-value généreuse, évitez les modèles d’avant-guerre, dont la côte diminue et qui peuvent vite devenir des gouffres financiers en termes d’entretien. Tournez-vous plutôt vers les anciens véhicules « sport », peu recherchés pour l’instant et donc encore abordables financièrement, mais qui commencent à se raréfier et deviennent peu à peu de véritables pièces de collection. Autre piste, investir dans un véhicule qui a au moins 30 ans et dont la production a définitivement cessé : d’ici quelques années, ce produit sera plus rare et donc plus attractif pour les investisseurs.

Enfin, sachez qu’il n’est pas nécessaire d’investir des centaines de milliers d’euros pour acquérir un véhicule de collection. Beaucoup de modèles s’échangent pour moins de 20 000 € et gardent un bon potentiel de croissance, comme l’Alfa Romeo Spider des années 1970, la Citroën DS ou la Renault R5 Turbo Série 1, par exemple.

 

La fiscalité des plus-values pour les voitures de collection

Fiscalement, un véhicule est classé en collection dans trois cas :

  • S’il a une « carte grise collection »,
  • S’il a plus de 30 ans, dont le modèle n’est plus produit et se trouve dans son état d’origine,
  • Si c’est un véhicule d’exception, produit uniquement pour la compétition et ayant un palmarès.

Le propriétaire peut être exonéré de taxation sur la plus-value s’il possède le véhicule depuis plus de 22 ans et qu’il peut le prouver, si le produit de la vente ne dépasse pas 5 000 € ou si la cession est faite au profit d’un musée. En dehors de ces cas, les véhicules anciens sont soumis aux mêmes règles que les objets d’art et de collection avec deux choix possibles :

  • Taxe forfaitaire de 6 % + 0,5 % de CRDS sur le montant de la vente,
  • Imposition de la plus-value réelle : 36,2 % (19 % d’impôt sur les plus-values + 17,2 % de prélèvements sociaux). A noter, le vendeur bénéficie d’un abattement de 5 % par année de détention, à partir de la seconde année.

Bon à savoir : si le vendeur dispose de justificatifs d’entretien, en cas de restauration par exemple, ces frais peuvent être déduits de la plus-value.

 

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